16 heures après-midi de novembre. La lumière décline. L'angoisse monte. La peur du noir ? La peur du vide ? Les glaçons tintent. L'heure de boire. Compulsivement. Comme les bêtes qui se rassemblent autour du point d'eau. Revoir la lumière. Vite. Angoisse....
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Belle "à damner les saints", à troubler sous l'aumusseUn vieux juge! Elle marche impérialement,Elle parle - et ses dents font un miroitement -Italien, avec un léger accent russe. Ses yeux frois où l'émail sertit le bleu de PrusseOnt l'éclat insolent et...
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Elle jouait avec sa chatte,Et c'était merveille de voirLa main blanche et la blanche patteS'ébattre dans l'ombre du soir. Elle cachait la scélérate! Sous ces mitaines de fil noirSes meurtriers ongles d'agate,Coupants et clairs comme un rasoir. L'autre...
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Courtisans de Priape et du Père Bacchus, Vigoureux officiers de nocturnes patrouilles, Vénérables fouteurs d'inépuisable couilles, Experts dépuceleurs, artisans de cocus. Et vous garces à chienne, croupions invaincus, Quoi de nos braquemarts vous faites...
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Au delà des orages Il y a la tendresseIl y a les caressesIl y a la sagesseAu delà des carnagesIl y a le ciel bleuIl y a des gens heureuxDes moments fabuleuxAu delà des saccagesIl y a l'EternelLa vie si charnelleUn câlin maternelAu delà des marécagesIl...
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Ce matin-là, des cernes profonds marquaient leurs visages. La nuit avait été longue, intense, diabolique. Quand ils etaient revenus, aux premiers chants d'oiseaux, leur frénésie, comme un ouragan qui balaie tout, arrache les arbres et soulève les maisons,...
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Dans des fauteuils fanés des courtisanes vieilles,Pâles, le sourcil peint, l'oeil câlin et fatal,Minaudant, et faisant de leurs maigres oreillesTomber un cliquetis de pierre et de métal; Autour des verts tapis des visages sans lèvres,Des lèvres sans couleurs,...
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Un con touffu, mutin, ingénieux, A deviner cent tours voluptueux, Des reins d'ivoire et des fesses de marbre, Une Charrière à mobiles ressorts, Qui, sans quartier, m'attaquent corps à corps, S'unit à moi comme le lierre à l'arbre, Qui, secondant mes amoureux...
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Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux ; R etiens les griffes de ta patte, Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux, Mêlés de métal et d'agate. Lorsque mes doigts caressent à loisir Ta tête et ton dos élastique, Et que ma main s'enivre du plaisir...
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Viens sur mon coeur, âme cruelle et sourde Tigre adoré, monstre aux airs indolents ; Je veux longtemps plonger mes doigts tremblant Dans l'épaisseur de ta crinière lourde ; Dans tes jupons remplis de ton parfum Ensevelir ma tête endolorie, Et respirer,...
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