Chapitre 11
Claire s'avança et n'ayant rien prévu, elle du ôter sa robe dont le corsage ne s'ouvrait pas suffisamment. Elle se retrouva presque nue sous la lumière aveuglante des néons, la taille juste barrée par son serre taille qui l'étranglait et se sentie dévisagée des pieds à la tête par des yeux luisants de convoitise. Son corps très blanc et complètement imberbe contrastait avec l'ambiance un peu sordide du lieu. Jean s'avança vers elle et commença à lui caresser les épaules et les seins et la poussa tendrement vers le fauteuil.
Le cercle se resserra autour d'eux, Tommy commença à préparer ses instruments. Claire craignait que la panique ne la submerge et elle chercha le regard de Jean désespérément. Il la rassura d'un sourire et elle s'apaisa comme par magie. Tommy saisit une pince et y guida le téton pour y juger du bon emplacement. Claire senti la morsure de la pince cherchant ses appuis. En d'autres circonstances elle aurait pu sentir de l'excitation, mais il n'y avait que de l'appréhension dans son regard. Elle regarda avec curiosité l'aiguille que le perceur avait sorti de son sachet, qui semblait grosse. Mais son doux maître voulait qu'elle soit tout de suite annelée avec des anneaux lourds et épais, pas des anneaux décoratifs, mais des anneaux d'esclave. La pression de la pointe sur le téton la fit sursauter. D'un clignement d'œil elle indiqua au technicien qu'elle était prête.
La douleur lui coupe la souffle, elle avait l'impression qu'un trait de feu la pénétrait et la déchirait, la douleur irradiait de son téton jusqu'en bas de son dos. Quand enfin l'aiguille ressorti de l'autre côté de son téton, la douleur ne fut plus qu'un souvenir, mais Claire se sentait sans force. Elle regarda son téton ainsi traversé de part en part, et fut excitée par la sauvagerie de l'image. Elle sourit bravement à Tommy qui attendait qu'elle soit à nouveau prête. Quand elle le fut, il recommença avec les mêmes gestes rapides et précis, mais cette fois ci, on n'entendit juste un faible gémissement suivi de larmes. Jean adorait voir Claire pleurer quand elle avait mal. Il avait l'impression qu'elle lui offrait encore plus sa douleur, elle lui avait avoué ne jamais pleurer auparavant, dans aucune circonstance.
Le cercle de voyeurs se desserra un peu mais ne parvenait pas à s'éloigner tout à fait, tous étaient subjugués par les mains de Jean qui caressait ce corps magnifique pour l'apaiser, le consoler. Les seins de Claire avait pris un aspect violent, tribal, tant ils étaient percés profondément. Les anneaux faisaient guerriers, et ne ressemblaient en rien à des bijoux. Et comme une guerrière elle se redressa, se leva en regardant Jean avec un tel amour que l'émotion en était palpable, elle se coula littéralement contre lui, s'applatit au sol et lui baisa les pieds avec ferveur en lui disant merci...
Rentrés chez Jean, il lui expliqua qu'une nouvelle étape venait d'être encore franchie et qu'elle ne pouvait décidemment plus reculer. Que ces anneaux montraient qu'elle lui appartenait encore plus totalement, et que ses seins, une fois guéris, seraient source de plaisirs encore plus profonds. Il la caressa à peine et pourtant elle tressaillit déjà d'envie à l'idée de porter définitivement ces anneaux dans sa chair, elle tremblait de douleur et de plaisir. Puis Jean lui dit que la prochaine étape serait son clitoris et qu'ainsi il pourrait l'attacher en reliant des chainettes à tous ces anneaux, présents et à venir. Il lui écarta d'un doigt impérieux ses cuisses et la caressa, lui murmurant son envie à lui de la voir aussi intimement percée, son désir de tirer sur ce futur anneau comme pour s'approprier toute sa féminité d'esclave consentante. Il lui promit qu'ils retourneraient chez Tommy, mais qu'il s'agirait cette fois là d'une soirée très spéciale où elle s'installerait à nouveau à la vue des clients, ouverte, offerte, et que chacune et chacun seraient invités à la caresser et à la faire jouir sans relâche afin de faire grossir son clitoris et lui mettre un anneau ensuite aussi démesuré que ceux déformant ses têtons. Claire poussa un cri sous l'emprise de l'orgasme foudroyant qui l'emporta, et le regard chaviré levé vers Jean, murmura dans un souffle : "Oui Mon Seigneur. "