• Saint Nicolas ( suite)

    Au début du XVIIe siècle, des Hollandais émigrèrent aux États-Unis et fondèrent une colonie appelée New Amsterdam qui, en 1664, devint New York.
    En quelques décennies, cette coutume néerlandaise de fêter la Saint-Nicolas (Sinter Klaasen néérlandais) se répandit aux États-Unis.
    Pour les Américains, Sinter Klaas devint rapidement Santa Claus.
    Ce donateur attentionné, représenté sous l'aspect d'un vieillard à barbe blanche portant un long manteau à capuchon ou parfois même des habits épiscopaux, demeurait néanmoins un personnage moralisateur.

    Il récompensait les enfants méritants et punissait les ingrats et les dissipés.
    Après plusieurs décennies, la société chrétienne trouva plus approprié que cette "fête des enfants" soit davantage rapprochée de celle de l'Enfant Jésus. Ainsi, dans les familles chrétiennes, saint Nicolas fit désormais sa tournée la nuit du 24 décembre.

    St Nicolas est toujours accompagné d'êtres qui sont la représentation inverse dont le Père Fouettard est le plus célèbre.
    Ils s'appellent les Krampus, les Knechts, les Ruprechts, les Hosekers ou encore Hans Trapps, dans d'autres pays c'est tout simplement la mort.
    Il est connu dans l'est de la France et en Belgique sous le nom de " Père Fouettard ", qui distribue des verges aux petits enfants qui n'ont pas été sages pendant l'année. Ce n'est qu'au XVIe siècle qu'on commença à parler du Père Fouettard.





    Qui est- t'il ?
    Une des légendes raconte que le Père fouettard est né à Metz en 1552, lors du siège de la ville par les troupes de Charles Quint. Les habitants promenèrent l'effigie de l'Empereur à travers les rues, puis la brûlèrent. Ainsi, le Père Fouettard, serait dit on, Charles Quint. 
    Tous ces êtres ont des points communs : ils font peur , ils sont repoussants, ils sont habillés avec des couleurs sombres noir ou marron , ils menacent de punir les enfants méchants et désobéissants en les emportant avec eux en enfer, ils ont très souvent des cornes,  ils sont parfois sales ou masqués, ils portent un fouet, des verges ou des branches.
    Dans l'Est de la France, le culte de Saint Nicolas et le pèlerinage à Saint-Nicolas-du-Port étaient très populaires dès le Moyen Age.

    Au XVIe siècle, les réformistes, pour détourner cette ferveur populaire, privilégièrent l'image du Christkindel, de l'Enfant Jésus.
    Au Canada, pour les francophones catholiques, c'était également l'Enfant Jésus qui venait garnir le bas de Noël des enfants, la nuit du 25 décembre, alors que Saint Nicolas s'occupait des petits anglophones.
    Le Christkindel et Saint Nicolas resteront les deux principaux donateurs de cadeaux jusqu'au lendemain de la première guerre mondiale




    La coutume était de représenter le Christkindel par des jeunes gens et des jeunes filles vêtus de blanc, faisant la tournée des maisons pour distribuer des cadeaux aux enfants sages, leur faire chanter des cantiques ou réciter des prières.
    Un personnage terrifiant, Hans Trapp, accompagnait le Christkindel dans sa tournée pour donner des verges aux enfants méchants ou les emporter dans son grand sac.

    C'est à la presse américaine que revient le mérite d'avoir réuni en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices de cadeaux.
    L'événement qui contribua certainement le plus à l'unification de ces personnages fut sans aucun doute la publication du fameux poème de Clement Clarke Moore.
    Intitulé "A Visit From St. Nicholas", ce poème fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823.

    Repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains, ce récit fut ensuite traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.
    Dans son récit, devenu en quelque sorte une légende Moore dépeint le généreux donateur sous la forme d'un curieux petit lutin qui descend dans les cheminées et voyage dans les airs, au moyen d'une carriole miniature tirée par huit rennes, prénommés Dasher, Dancer, Prancer, Vixen, Comet, Cupid, Donder et Blitzen, le petit dernier Rodolphe, le célèbre renne au nez rouge, naquit un peu plus tard
    Son apparition est justifiée par le fait que le Père Noël doit affronter des conditions météorologiques si mauvaises qu'il risque d'être en retard dans ses livraisons nocturnes.
    Grâce au nez lumineux de ce renne, il peut s'orienter dans la turbulence hivernale et mener à bien sa distribution de cadeaux. 

    L'influence de la presse américaine fit perdre progressivement à Saint Nicolas ses attributs moralisateurs au profit d'un personnage essentiellement généreux, Santa Claus.
    Malgré cela, l'ancienne habitude de menacer les enfants dissipés de ne pas recevoir de cadeaux de Santa Claus continuera de persister dans la culture populaire. 
    En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste à l'emploi du journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, revêt Santa Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir.
    Pendant près de 30 ans, Nast illustra au moyen de centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus, connu chez les francophones comme étant le père Noël.

    En 1885, Nast établissait la résidence officielle du père Noël au pôle Nord au moyen d'un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle Nord jusqu'aux États




     




    -Unis.
    L'année suivante, l'écrivain américain George P. Webster reprenait cette idée et précisait que sa manufacture de jouets et "sa demeure, pendant les longs mois d'été, est cachée dans la glace et la neige du pôle Nord".


    Savez-vous qu'à Noël on peut suivre son trajet grâce à la collaboration du très officiel NORAD, le commandement de la défense aérienne de l'Amérique du Nord  ?
    Vous le verrez sur le site
    http://www.noradsanta.org/fr/default.php


    En 1931, le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola.




    Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël avait désormais une stature humaine (le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible), un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire.
    Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde. L'idée que les enfants se font aujourd'hui du père Noël est encore fortement imprégnée de cette image.




    Pour en savoir plus : www.culture.fr ou www.joyeuse-fete.com




     


  • Commentaires

    1
    Mercredi 6 Décembre 2006 à 10:54
    bonjour LDO
    Merci pour ce post très complet et documenté sur ce barbu non barbant :-)
    2
    Mercredi 6 Décembre 2006 à 11:09
    on peut toujours avoir besoin
    d'un barbu chez soi
    3
    Mercredi 6 Décembre 2006 à 14:32
    salut lumiere
    tres interessant merci
    4
    Mercredi 6 Décembre 2006 à 15:53
    C'est toi
    la femme du père-fouettard? :)) et est-ce que je peux en profiter pour déposer ma lettre au père-Noël ici? Bisous
    5
    Mercredi 6 Décembre 2006 à 21:32
    Quel dommage
    que ce soit devenu trop commercial Noël. En Alsace, c'est un scandale, tous les villages font des marchés de Noël, parce que ça fait rentrer du blé... Quand je pense que 20% des lycéens interrogés ne savent pas pourquoi on fête Noël... sinon pour les cadeaux... Bizzz JB
    6
    Mercredi 6 Décembre 2006 à 21:58
    tssss
    je ne suis pas la mere fouettard... je suis la secretaire du Pere Noel... ici on peut deposer vos lettres, je transmettrais
    7
    Mercredi 6 Décembre 2006 à 21:59
    bonsoir JB
    oui c'est dommage que ce soit si commercial... peut etre que si on s'y met tous...
    8
    Jeudi 7 Décembre 2006 à 23:42
    J' ai remis...
    ...quelques idées au clair avec ce billet Lum...merci !
    9
    Vendredi 8 Décembre 2006 à 19:44
    avec plaisir
    Stella
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