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    Chapitre 13







    23 heures, le téléphone retentit dans l'appartement. Claire reconnaît aussitôt la voix qui lui ordonne de descendre dans son parking. Elle en a le souffle coupé. L'autorité la submerge, la liquéfie, la transforme en une chose sans défense uniquement faite pour obéir, encore et encore. Elle semble se recroqueviller à côté du téléphone et ne trouve que la force de souffler un oui à voix basse.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /> Fébrilement, elle attrape son imperméable pendue dans l'entrée, chausse ses escarpins et se saisit de la cravache. Ses clés, un dernier coup d'œil au miroir où elle tire ses cheveux en une torsade serrée, et la voilà descendue.Ses talons claquent sur le sol et résonnent, elle a l'impression que son cœur bat si fort qu'il pourrait être entendu à des kilomètres à la ronde..

    « Descend au 5ème sous sol. Sur la place vide à côté de ta voiture, tu te mets à quatre pattes face au mur après avoir enlevé ton manteau sous lequel tu seras nue. Tu noueras ton foulard en bandeau sur tes yeux. Tu poseras ta cravache à côté de toi et tu attendras. Tu n'as pas un mot à dire, juste à obéir à celui qui viendra. Ce sera peut être moi... ou non... je serais peut être accompagné... ou non...


    A tout de suite »

     Les consignes tourbillonnent dans sa tête. Elle tremble d'anxiété et d'excitation, mais se dirige sans hésiter dans le parking, là où elle doit se mettre en position, c'est à dire à la place se trouvant juste devant la rampe où les voitures doivent passer.

     

    Ses doigts tremblent en défaisant la ceinture, l'imper glisse et son corps apparaît sous la lumière des néons, douceur anachronique dans ce décor de béton gris. Méthodique, elle s'agenouille et voile son regard en respirant profondément et se penche en avant, offrant ses fesses en les cambrant exagérément.

     


    Et soudain la sensation et l'envie d'être vue la saisissent. Elle connaît le gardien et son bureau de contrôle avec ses écrans de télévision reliés aux nombreuses caméras du sous sol. Elle se dit que peut être la caméra va venir sur elle, que le vigile va zoomer pour apprécier ses formes, prenant le temps de constater son immobilisme et son corps offert à tous les regards..Elle l'imagine la détaillant, puis se levant, entrainant dans son sillage son énorme chien qui ne le quitte jamais.  


     


    Soudain, elle entend un pas et elle se fige. Elle ne le reconnaît pas. Et si c'était le gardien du parking... ?

    Elle se tétanise et s'interdit de bouger, replongeant dans le fantasme où la conduit son excitation..Elle imagine le chien du vigile s'approcher d'elle et la renifler, la muselière ôtée. Elle se surprend à avoir envie de la langue de l'animal, de son sexe... elle devient vraiment folle... !

     


    Et puis la réalité reprend son cours quand elle sent soudain deux mains froides l'effleurer. La caresse est si légère qu'elle ne reconnaît pas les mains... Elle se cambre encore plus, comme si c'était encore possible et s'affole de ne pas savoir de qui il s'agit... Mais peu importe puisqu'elle est là pour obéir.

     

    Claire sent la cravache lui parcourir le corps, l'effleurer longuement, descendre le long de son dos, lui donner mille fourmillements, lui tapotant les côtés, lui taquinant ses seins qui pendent outrageusement. Elle sent son envie monter, exaspérante, être frappée là... sauvagement... et s'interdire le moindre cri. Mais la cravache continue son lent manège, et entreprend de la fouiller, lui écartant davantage les cuisses pour que son sexe s'ouvre encore plus, et la caresse doucement entre les lèvres, insidieusement, vérifiant que la cravache se mouille puis se trempe...


     

    Quand elle est presque blanchie de son humidité, elle sent qu'elle s'insinue entre ses fesses et la pénètre cette fois ci douloureusement en va et viens rapides. Claire a l'impression de devenir folle et plus rien n'a d'importance que cette cravache qui lui enlève toute volonté, toute pensée, qui l'annihile, qui la transforme en chienne et qui lui donne tant de plaisir. Elle a envie de s'aplatir au sol dans une ultime offrande servile et de la lécher, de lécher les pieds de celui qui la traite ainsi. Elle voudrait que ce mouvement ne s'arrête jamais, que la sensation d'être ainsi défoncée perdure. Elle est prête à jurer toutes les servitudes pour cela.

     


    Alors la cravache s'abat violemment.


    Cinq fois.


    Cinq coups terribles.


    Cinq arrêts de respiration où elle se dit qu'elle ne pourra pas supporter le suivant.


    Cinq douleurs fulgurantes qui finissent de la casser.


     

    Puis la main vient se poser sur sa nuque. Un corps se rapproche et se colle à elle, comme pour prendre à son tour cette douleur qui la brûle, comme pour l'absorber et la soulager. La main lui caresse son corps, remonte jusqu'à son cou, effleure ses lèvres, et là dans un mouvement venu du plus profond d'elle même, Claire lèche la main de son bourreau, avec dévotion, avec application. Elle la lèche comme une vraie chienne, absolument animale et instinctive.

     


    Elle sent alors contre elle ce corps qui tressaille et qui la guide impérieusement en l'aidant à se relever. Elle vacille et garde un équilibre précaire grâce au bras qui lui encercle la taille. Elle s'accroche à lui et la portant presque, il la dépose sur le capot de la voiture toute proche. Là, elle s'écartèle d'elle même, le laissant plonger ce regard qu'elle croit deviner sur elle et sur son impudeur. Avec douceur il se penche sur elle, ses lèvres viennent lui lécher son intimité, sa langue s'insinue, puis un sexe qu'elle sent énorme vient l'envahir. Submergée par le plaisir, elle perd complètement à nouveau la notion du temps...

    Après une éternité, le corps de son Maitre se détache, il la ramène contre lui, l'appuie contre la voiture pour qu'elle se repère. La voix lui murmure qu'elle est une bonne esclave et qu'elle peut se rhabiller, puis les pas s'éloignent.

    Longtemps après, Claire enlève le bandeau, se rhabille, et à son tour s'éloigne, hautaine et fière de sa condition de femelle asservie.


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    Chapitre 12





     
     


     

    Elle reposait sur une table transformée pour l'occasion en autel et elle avait tout d'une idole. Son corps magnifique s'exposait sans retenue, mais avec un tel naturel qu'elle en paraissait pudique. Elle avait relevé ses bras derrière la tête, ses seins annelés pointaient fièrement vers le plafond, et ses jambes bien écartées dévoilaient son sexe luisant et parfaitement épilé.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />Jean avait voulu une soirée spéciale, il partait quelques jours, sans lui dire où, ni pourquoi, et voulait lui coudre le sexe avant son départ. Il avait invité pour l'occasion quelques uns des couples qu'ils rencontraient maintenant régulièrement et Claire se sentait bien au milieu de ces visages familiers. Elle était heureuse à chaque fois que Jean lui imposait une nouvelle contrainte, un nouveau supplice. Elle se découvrait, en plus de sa soumission, de plus en plus masochiste, et exhibitionniste, comme si elle voulait hurler son amour pour son Maitre.Les conversations se turent et un cercle se fit autour de la table. Anne et Isabelle, compagnes de nombreuses soirées maintenant, se placèrent de part et d'autre de son visage en la caressant pour l'encourager. Claire les dépassait maintenant largement dans tout ce qu'elle supportait, mais il n'y avait entre les femmes aucune rivalité, juste une grande complicité, et elles formaient un trio de vestales éblouissant de féminité. Leurs bouches se joignaient tendrement tour à tour, leurs langues se mêlaient dans des murmures mouillés et excitants. Leurs doigts couraient sur les seins de Claire, sur son ventre, puis revenaient titiller ses têtons avant de les prendre à pleine bouche et de les mordiller. Jean enfila des gants et prépara le sexe de Claire, puis jaugeant de la façon dont il voulait fermer son esclave, il posa des pinces afin de rapprocher les lèvres et se saisit d'une longue aiguille préalablement enfilée. Il avait des gestes de chirurgien amoureux, et le silence était total. Il voulait à la fois marquer son esclave de son sceau de propriétaire, et la pénétrer de toutes les façons imaginables. Il avait la soif de la posséder toute entière, et se surprenait parfois à avoir des envies de cannibale pour la goûter encore davantage.L'assemblée retint sa respiration pour le premier point. Malgré la finesse de l'aiguille et la tendresse de la peau de Claire, on en sentait la résistance à pénétrer aussi monstrueusement la chair. La peau se dérobait sous la pointe, élastique, refusant le viol, puis comme se résignant, laissa l'aiguille la pénétrer. L'autre lèvre fut plus facile à percer de l'intérieur. Jean noua les deux extrémités et les lèvres se joignirent. Le fil noir de la suture se détachait sur la peau blanche de Claire, le sang se mit à couler, écarlate, et ces trois couleurs formaient une alchimie magnifique. Claire n'émettait pas une plainte, pas un soupir. Elle semblait puiser une force incroyable au fond d'elle même, force qui transparaissait dans ses yeux qui ne quittaient pas un instant Jean. Après lui avoir souri, celui ci reprit sa pénétration monstrueuse et peu à peu, le sexe de Claire se fermait. Il fut bientôt barré juste par une ligne fine et verticale, que venaient régulièrement ponctuer les points de suture. Il y en avait sept, et à chaque extrémité, le sang perlait. La peau de son sexe tendre était si tendue qu'on avait l'impression que Claire se déchirerait si elle bougeait, si elle faisait le moindre pas. Le spectacle était fascinant, et faisait perdre la tête. Comment pouvait-elle accepter de se laisser ainsi transformer, avec un sourire tranquille et calme ? C'est ce sourire qui contribua à gommer la tension qui montait.

    Jean prit la parole.

     

    "Mon esclave. Merci de cet abandon, de ce cadeau que tu me fais aux yeux de tous. Je te ferme le sexe ce soir non pas parce que je n'ai pas confiance en toi parce que je m'en vais, mais parce que tu m'appartiens et que je fais de toi ce que je veux. Je te veux disponible pour tous et toutes, pour toute intromission que je souhaite, mais quand je le souhaite. Je veux que chaque seconde qui viendra ponctuer mon absence, tu sois contrainte, qu'à chaque instant tu penses à moi, que tu sois obligée de prendre toutes les précautions pour ne pas t'arracher le sexe, que je sois ainsi présent et à côté de toi. Ta vie désormais sera ponctuée de contraintes qui te rappelleront jour apres jour ta condition d'esclave. Je te priverais toujours d'un sens, ce qui décuplera la sensibilité des autres et t'affirmera que j'ai tous les pouvoirs sur toi."

     Le sourire de Claire s'élargit, et comme à l'accoutumée, elle resta silencieuse. Elle se leva comme si la torture de son sexe n'existait pas, comme si elle n'était pas simple femme, mais un être capable de tout transcender, et commença à jouer son rôle d'hôtesse et servit chacun à tour de rôle.

     

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    Chapitre 11






    Les semaines ont passé, les mois, et Claire se sent de plus en plus dominée, chaque jour davantage sous l'emprise de Jean. Leur correspondance électronique prend de plus en plus de place dans sa vie, elle se sent en complète addiction, anxieuse de déplaire à son Maître et Seigneur comme elle l'appelle au plus profond d'elle même.

    L'apprentissage de Claire se fait en douceur, et elle a un peu oublié les frayeurs qui l'ont habitée longtemps après la visite d'Anne. Elle s'était sentie si tentée mais aussi si impuissante devant tant de soumission et de masochisme. Elle cherche jour après jour au plus profond d'elle même ce qu'elle pourrait donner à Jean pour marquer toutes les preuves de sa dévotion. Aujourd'hui elle a à nouveau le cœur battant face à l'inconnu. Jean a décidé de la ferrer, comme il dit, en lui faisant poser un, ou des anneaux. Elle lui a dit oui, sans chercher à savoir où, ni pourquoi, et sa curiosité se mêle à sa crainte.
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />La nuit tombait quand ils sont arrivés devant une façade criarde et éclairée violemment. Une faune inquiétante pour Claire se massait sur le trottoir, des hommes tatoués, piercés, des femmes en petit nombre à l'air gouailleur. Claire et Jean détonait dans cette ambiance, surtout elle, très marquée par son serre taille qui projetait ses seins en avant et faisait ressortir ses fesses, et par ses talons vertigineux, au milieu de tous ces pantalons de cuir et des ces bottes unisexes. Ils entrèrent dans la boutique bondée, Jean s'avança vers un homme complètement rasé et à la musculature impressionnante.
    « J'ai pris rendez vous pour faire anneler mon esclave » dit Jean d'une voix claire et intelligible.
    Le silence se fit, et tous les regards se fixèrent sur Claire, comme hypnotisés.
    « Qu'est ce que vous voulez que je lui fasse ?»
    « Je voudrais que vous lui posiez ces 2 anneaux à la base des tétons »
    Jean ouvrit la main et tendit le sachet dans lequel brillait deux énormes anneaux d'acier, et Claire ne put s'empêcher de frissonner.
    « J'ai une cabine derrière si vous voulait qu'on s'isole » dit l'homme « ou alors ça se passe ici »
    « Nous serons très bien ici » répondit Jean et cette fois ci sa voix fut couverte par le murmure des autres clients devenus voyeurs.

    Claire s'avança et n'ayant rien prévu, elle du ôter sa robe dont le corsage ne s'ouvrait pas suffisamment. Elle se retrouva presque nue sous la lumière aveuglante des néons, la taille juste barrée par son serre taille qui l'étranglait et se sentie dévisagée des pieds à la tête par des yeux luisants de convoitise. Son corps très blanc et complètement imberbe contrastait avec l'ambiance un peu sordide du lieu. Jean s'avança vers elle et commença à lui caresser les épaules et les seins et la poussa tendrement vers le fauteuil.

    Le cercle se resserra autour d'eux, Tommy commença à préparer ses instruments. Claire craignait que la panique ne la submerge et elle chercha le regard de Jean désespérément. Il la rassura d'un sourire et elle s'apaisa comme par magie. Tommy saisit une pince et y guida le téton pour y juger du bon emplacement. Claire senti la morsure de la pince cherchant ses appuis. En d'autres circonstances elle aurait pu sentir de l'excitation, mais il n'y avait que de l'appréhension dans son regard. Elle regarda avec curiosité l'aiguille que le perceur avait sorti de son sachet, qui semblait grosse. Mais son doux maître voulait qu'elle soit tout de suite annelée avec des anneaux lourds et épais, pas des anneaux décoratifs, mais des anneaux d'esclave. La pression de la pointe sur le téton la fit sursauter. D'un clignement d'œil elle indiqua au technicien qu'elle était prête.


    La douleur lui coupe la souffle, elle avait l'impression qu'un trait de feu la pénétrait et la déchirait, la douleur irradiait de son téton jusqu'en bas de son dos. Quand enfin l'aiguille ressorti de l'autre côté de son téton, la douleur ne fut plus qu'un souvenir, mais Claire se sentait sans force. Elle regarda son téton ainsi traversé de part en part, et fut excitée par la sauvagerie de l'image. Elle sourit bravement à Tommy qui attendait qu'elle soit à nouveau prête. Quand elle le fut, il recommença avec les mêmes gestes rapides et précis, mais cette fois ci, on n'entendit juste un faible gémissement suivi de larmes. Jean adorait voir Claire pleurer quand elle avait mal. Il avait l'impression qu'elle lui offrait encore plus sa douleur, elle lui avait avoué ne jamais pleurer auparavant, dans aucune circonstance.

    Le cercle de voyeurs se desserra un peu mais ne parvenait pas à s'éloigner tout à fait, tous étaient subjugués par les mains de Jean qui caressait ce corps magnifique pour l'apaiser, le consoler. Les seins de Claire avait pris un aspect violent, tribal, tant ils étaient percés profondément. Les anneaux faisaient guerriers, et ne ressemblaient en rien à des bijoux. Et comme une guerrière elle se redressa, se leva en regardant Jean avec un tel amour que l'émotion en était palpable, elle se coula littéralement contre lui, s'applatit au sol et lui baisa les pieds avec ferveur en lui disant merci...


    Rentrés chez Jean, il lui expliqua qu'une nouvelle étape venait d'être encore franchie et qu'elle ne pouvait décidemment plus reculer. Que ces anneaux montraient qu'elle lui appartenait encore plus totalement, et que ses seins, une fois guéris, seraient source de plaisirs encore plus profonds. Il la caressa à peine et pourtant elle tressaillit déjà d'envie à l'idée de porter définitivement ces anneaux dans sa chair, elle tremblait de douleur et de plaisir. Puis Jean lui dit que la prochaine étape serait son clitoris et qu'ainsi il pourrait l'attacher en reliant des chainettes à tous ces anneaux, présents et à venir. Il lui écarta d'un doigt impérieux ses cuisses et la caressa, lui murmurant son envie à lui de la voir aussi intimement percée, son désir de tirer sur ce futur anneau comme pour s'approprier toute sa féminité d'esclave consentante. Il lui promit qu'ils retourneraient chez Tommy, mais qu'il s'agirait cette fois là d'une soirée très spéciale où elle s'installerait à nouveau à la vue des clients, ouverte, offerte, et que chacune et chacun seraient invités à la caresser et à la faire jouir sans relâche afin de faire grossir son clitoris et lui mettre un anneau ensuite aussi démesuré que ceux déformant ses têtons. Claire poussa un cri sous l'emprise de l'orgasme foudroyant qui l'emporta, et le regard chaviré levé vers Jean, murmura dans un souffle : "Oui Mon Seigneur. "


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    Chapitre 10





     

     


     


    Claire était très ébranlée par cette dernière matinée chez Jean. Une foule de questions se pressait. L'aimait il ? En quoi était il lié à cette jeune femme, Anne ? Comment pourrait elle parvenir un jour à supporter tout ce qu'elle avait subie ?Etait il un monstre de sadisme et elle, plongeait elle dans la folie pour être autant attirée vers lui ?Y avait il d'autres femmes dans sa vie avec qui il partageait cette intimité torride ?

    Après le départ d'Anne et Ludovic, Jean lui avait longuement parlé. Il établissait des faits et voulait qu'elle réfléchisse. Il lui avait montré une partie de ce qu'il aimait. Oui il aimait prodiguer du plaisir dans la douleur si sa partenaire aimait. Oui il éprouvait du plaisir à exercer cette domination. Oui il croyait qu'elle était faite pour vivre ce que vivait Anne et même au delà. Oui elle était encore libre, mais elle savait que si elle revenait demain vers lui, elle ne pourrait plus rebrousser chemin, et qu'elle se soumettrait corps et âme.

    Jean écrasa sa cigarette pensivement. Il revoyait l'air affolé de Claire pendant qu'il s'occupait d'Anne. Il ne l'avait pratiquement pas quittée des yeux, tout en prenant garde à la resistance exceptionnelle de son esclave d'une heure. Il se rendait compte qu'il avait été trop vite, mais qu'il était avide d'elle, et qu'il voulait partager toutes ces folies, et oui, avec elle. Il pensait qu'elle pourrait en être capable, mais il ne voulait pas l'abimer, au contraire, il voulait qu'elle se découvre et se transcende. Il avait envie de la protéger, de s'occuper d'elle, mais ne voulait pas trop s'engager.Or elle était dejà tellement confiante.Il était attentif à tout ce qu'elle lui écrivait tous les jours et sentait bien son évolution.

    Le diner tirait à sa fin. Claire avait été éblouie par la saveur et la finesse de la cuisine, par le ballet des serveurs stylés. Elle avait l'impression d'être le point de mire de la salle, ne portant que son corset et sa jupe, ses bas haut tirés, ses escarpins vertigineux et un collier de métal lisse que Jean lui avait offert avant d'entrer.Mais le champagne et les vins lui avaient vite fait oublier sa gêne, elle était radieuse. La soirée était exceptionnellement douce et ils enfourchèrent la moto de Jean pour se diriger vers le Bois de Boulogne.Arrivés dans les allées, Claire n'y tint plus, grisée par le vin, la vitesse, l'excitation, elle enleva son casque pendant que Jean ralentissait.Sa jupe s'était depuis longtemps retroussée et s'enroulait autour de sa taille.

    Des ombres furtives passaient ici ou là, mais elle ne remarquait rien. La moto s'arrêta, et Jean, après l'avoir longuement embrassée, la fit se mettre à 4 pattes. Il attacha une chainette à son collier et elle avança telle une chienne, se laissant guidée. Son excitation était telle qu'elle ne ressentit pas les petits cailloux qui la blessaient, qu'elle ne voyait pas les ombres se rapprocher. Quand ils furent sur la pelouse, Jean l'immobilisa et commença à la caresser, insistant sur ses fesses. Elle l'entendit enlever sa ceinture et sentit son cœur battre plus vite.Le premier coup la surpris, mais la combla aussi. La ceinture émettait des bruits secs et s'abattait largement, laissant instantanément des empreintes carrées sur sa peau.

    Claire se cambra davantage, s'offrant le plus possible.Mais très vite la ceinture cessa son manége, et elle sentit à nouveau ses mains chaudes sur ses épaules, puis d'autres mains sur ses fesses, ses cuisses. Les caresses étaient tellement excitantes qu'elle crut qu'elle rêvait et n'ouvrit pas les yeux. Des dizaines de mains la palpaient, lui écartaient les cuisses, les fesses, et elle se prêtait à leur investigation en s'ouvrant le plus possible.

    Alors elle sentit des doigts la fouiller, lui prendre doucement le sexe, lui ouvrir l'anus, et elle gémit de plaisir. Elle entendit confusément Jean répondre Oui à un murmure et une main lui redressa la tête, lui entrouvit les lèvres, et elle sentit l'odeur forte d'un sexe qui se pressait dans sa bouche. Elle en eu faim d'un coup, pour son Maître, et suca avec application ce membre qui grossissait rapidement sous ses coups de langue.D'autres mains lui ouvraient les cuisses et elle se retrouva empalée d'un coup sur un sexe qui lui parut lui aussi énorme. Son excitation était telle qu'elle ne pensait à rien d'autre que subir, s'offrir, s'exhiber, se faire prendre si telle était la volonté de Jean. Elle se sentait belle et désirée, elle se découvrait. Elle ne savait pas combien ils étaient ni combien de sexes s'étaient succédé dans son sexe, dans sa bouche, dans son cul.Le temps s'était arrêté, elle voulait prouver à Jean qu'elle était prête à tout. Elle avait les cheveux plein de brindilles et poisseux de sperme.

    Plusieurs hommes s'étaient déchargés sur elle et loin de se sentir souillée, elle se sentait paradoxalement victorieuse et comblée.

    Encore quelques murmures et les hommes s'éloignèrent les uns apres les autres. Jean la prit tendrement dans ses bras, la berça, et la ramena vers la moto. Il s'étonnait qu'elle soit si joyeuse, si détendue après une telle expérience. Il avait besoin d'être surpris sans cesse et Claire ne le decevait pas. En repartant, ils distinguèrent même un couple dans la pénombre que Claire voulu rejoindre, il refusa en riant.

    En arrivant chez lui, il la délivra de son corset dont les lacets lui marquaient le corps, et contempla les autres marques, celles de la soirée et d'autres plus anciennes, qui constellaient son corps. Il adorait ce calendrier de leurs amours sadiques. Cette nuit, Claire partagerait son lit.


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  • Chapitre 9



     








     


    L'aube retrouva Claire éveillée, entravée comme un animal, le cul battant sous la pression du god qui l'avait investie toute la nuit. Mu par son instinct, Jean fut aussitôt près d'elle et la détacha avec tendresse. Il la libéra du terrible instrument et la porta dans un bain chaud où il commença à la masser doucement. Ses muscles purent enfin se détendre et elle se laissa faire comme un bébé. Séchée, il l'a porta à nouveau et elle s'endormit contre lui dans ce lit si douillet au pied duquel elle avait passé la nuit.
     Le bruit de la sonnette l'éveilla et elle se rendit compte qu'elle était seule à nouveau, légèrement redressée sur des oreillers et les jambes et les bras maintenus écartés pour qu'elle soit offerte aux regards, mais suffisamment libre pour ne pas être étirée après cette nuit éprouvante. Jean entra, suivit d'une jeune femme brune aux yeux baissés, complètement nue, les mains derrière le dos. Claire allait s'exclamer quand le regard impérieux de Jean la saisit. Elle referma la bouche et les regarda.
     Il s'activait autour de la jeune femme comme si elle était une poupée. Il lui lia les mains pour les lui accrocher au plafond comme il avait fait avec Claire la veille. Puis il lui écarta les jambes davantage pour les maintenir avec une barre, et elle se retrouva le corps encore plus tendu. Jean voila son regard avec un bandeau et lui ouvrit la bouche de façon démesurée pour la remplir avec un bâillon boule qui parut énorme à Claire. Puis il se saisit d'une fine corde en coton et commença à lui lier les seins de telle façon qu'ils semblaient complètement sortir de son torse, comme s'ils étaient deux globes posés de façon hasardeuse. Quand la corde fut solidement attachée, il fit rejoindre une des extrémités à l'anneau scellé dans le plafond.
    Quand il se retourna, Claire vit qu'il avait mis des gants très fins, et il la regarda en se voulant rassurant. Elle ne pouvait détourner les yeux de cette scène complètement nouvelle pour elle. Doucement, Jean commença à caresser le sexe de la jeune femme, où Claire vit briller des anneaux, et de l'autre main lui écarta les fesses. Graduellement Claire voyait les doigts gantés s'enfoncer de plus en plus, presque disparaître dans l'intimité de la jeune femme sans que son corps ne réagisse. Puis elle se rendit compte que les mains de Jean avait complètement disparues, et qu'il soulevait ainsi la jeune femme en la propulsant vers le plafond, ses pieds ne touchaient plus le sol.
     Claire se sentait horrifiée mais se rendit compte au même moment que son sexe ruisselait d'excitation. Jean redescendit doucement la jeune femme et la libéra de ses mains progressivement, puis s'éloigna. Claire ne pouvait détacher le regard de ce corps qui semblait tout supporter.
     Quand il revint, elle crut qu'il allait la délivrer, mais il tenait un énorme cylindre noir terminé par des chaînes. Prestement, il enfonça ce pieu gigantesque entre les fesses de la jeune femme et le fit tenir solidement par les chaines en en faisant une ceinture improvisée. Elle devait être monstrueusement défoncée pensa Claire, et elle sentit encore dans ses reins le souvenir de sa nuit à elle. Là encore Jean tira l'une des extrémités de la chaine pour l'accrocher au plafond. La jeune femme semblait suspendue par les seins, les bras et le god impressionnant qui lui vrillait les fesses. Son corps ainsi offert était affolant, et Jean commença à la frapper doucement et régulièrement avec une cravache fine et légère. Ses coups étaient lents et espacés et chauffaient doucement tout le corps de la jeune femme qui prenait une teinte rosée. Seuls les seins semblaient étrangers, ils commençaient à être plus sombres. Peu à peu, les coups s'intensifièrent et laissèrent des trainées que Claire connaissait déjà bien pour avoir eu les mêmes lors de leur soirée chez Cris et Chuchotements.. Quand le corps de la jeune femme fut complètement marqué, Jean s'arrêta et sa main vint flatter la nuque de la suppliciée. Avec précaution il lui détacha les seins, lentement pour y laisser à nouveau affluer le sang, puis il lui enleva cet olisbo invraisemblable, et enfin le bâillon qui lui déformait jusqu'à la mâchoire.
    Claire n'entendit qu'une courte phrase :
    Merci Maitre.
    Jean ne la libera cependant pas complètement. Il revint avec un plateau percé de chainettes aux quatre coins qui permettaient de le tenir, de le suspendre..Des anneaux dont Claire avait aperçu l'éclat transperçaient les grandes lèvres du sexe de la jeune femme. Jean y suspendit le plateau, et revint poser 2 verres qu'il remplit d'alcool et de glaçons. Il se dirigea enfin vers Claire qui se mit à trembler...Il l'embrassa tendrement, ôtant pour un instant cette carapace froide et austère qu'il avait eu tout le long de cette « séance » et lui murmura un chut rassurant en la caressant. La sonnette retentit à nouveau, et cette fois ci un homme précédant Jean entra
    .« Est ce que Anne vous a convenu aujourd'hui ? » demanda t il d'une voix un peu anxieuse.
    « Regardez-là, elle vous attend, et elle fut parfaite »
    « C'est votre nouvelle esclave ? » demanda t il à nouveau en jetant un coup d'œil à Claire.
    « Oui, je commence à peine son éducation, mais je la crois très douée, je vous montrerais ses progrès si vous voulez, je vous la prêterais et nous pourrons jouer avec Anne.. »
    En entendant cela, Claire fut submergée d'un flot de bonheur, de terreur et d'excitation, et attendit avec anxiété le départ du couple. Elle ne savait pas ce que lui réservait Jean, mais au creux d'elle même elle savait que sa décision était prise, elle ne lui refuserait rien. 


     

    Auteur inconnu


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