• La fête de la Saint-Patrick ou fête nationale irlandaise est une fête catholique qui célèbre Saint Patrick (?395-461), le saint patron de l'Irlande. Le 17 mars est un jour férié en Irlande, en Irlande du Nord et à Terre-Neuve-et-Labrador.

    La fête de Saint-Patrick est célébrée par les Irlandais du monde entier, expatriés ou descendants des nombreux immigrants qu'a connus l'île, et de plus en plus aussi par des non-Irlandais qui participent aux festivités et se réclament « irlandais pour un jour ». Les célébrations font généralement appel à la couleur verte et à tout ce qui appartient à la culture irlandaise : la fête de Saint-Patrick telle que pratiquée aujourd'hui voit les participants, qu'ils soient chrétiens ou pas, porter au moins un vêtement avec du vert, assister à des "parades" , consommer des plats et des boissons irlandaises, en particulier des boissons alcoolisées (bières et stout irlandais, comme la Murphys, Smithwicks, Harp ou Guinness, ou des whiskies, des cidres irlandais, des Irish coffee). Certains boivent même de la bière colorée verte dans le bon goût irlandais.

    Trafalgar Square pour la fête de la Saint-Patrick en 2006
    Trafalgar Square pour la fête de la Saint-Patrick en 2006

    La parade à Dublin, qui ponctue une fête de Saint-Patrick qui prend la forme d'un festival de cinq jours, a réuni plus de 500 000 personnes en 2006. C'est la ville de New-York qui abrite la plus grande parade pour la Saint-Patrick, avec plus de 2 millions de spectateurs. Il faut dire que là-bas, les premières Saint-Patrick remontent à 1762 quand les soldats irlandais défilèrent dans la ville le 17 mars. D'autres grandes parades ont lieu à Belfast, Manchester, Birmingham, Londres, Montréal, Boston, Chicago, Savannah, Denver, Scranton, Toronto... et dans d'autres lieux en Europe, en Australie et en Asie.

    On raconte que Saint Patrick, venu pour christianiser l'Irlande, a, ce jour-là, expliqué la Sainte Trinité aux Irlandais avec un trèfle (devenu depuis un des symboles de l'Irlande !).

    Outre une célébration de la culture irlandaise, la Saint-Patrick est aussi, et surtout à l'origine, une fête chrétienne célébrée par l'Église catholique, l'Église d'Irlande et d'autres communautés chrétiennes. La fête a toujours lieu pendant le Carême. Dans les calendriers chrétiens, la Saint-Patrick est déplacée au Lundi quand elle tombe un dimanche. Il est de tradition pour certains chrétiens observant un jeûne pour le Carême, de le rompre pendant la journée de Saint-Patrick.


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  • SOCIALISME :
    • Vous avez 2 vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous partagez le lait.

    COMMUNISME :
    •
    Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait.

    FASCISME :
    • Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le lait.

    NAZISME :
    • Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

    DICTATURE :
    • Vous avez 2 vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

    FEODALITE :
    •
    Vous avez 2 vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait.

    DEMOCRATIE :
    •
    Vous avez 2 vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.

    DEMOCRATIE REPRESENTATIVE :
    •
    Vous avez 2 vaches. Une élection désigne celui qui décide à qui appartient le lait.


    DEMOCRATIE DE SINGAPOUR :
    •
    Vous avez 2 vaches. Vous écopez d'une amende pour détention de bétail en appartement.

    CAPITALISME :
    •
    Vous avez 2 vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.

    CAPITALISME SAUVAGE :
    • Vous avez 2 vaches. Vous vendez l'une, vous forcez l'autre à produire comme quatre, et vous licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'être inutile.

    ANARCHIE :
    •
    Vous avez 2 vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

    BUREAUCRATIE :
    •
    Vous avez 2 vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité de lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait>et il le jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache manquante.

    ECOLOGIE :
    •
    Vous avez 2 vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la bouse.

    CAPITALISME EUROPEEN :
    •
    On vous subventionne la première année pour acheter une 3ème vache. On fixe les quotas la deuxième année et vous payez une amende pour surproduction. On vous donne une prime la troisième année pour abattre la 3ème vache.


    MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE :
    •
    Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre. La vache vivante devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre. Vous la donnez à manger à vos moutons.

    CAPITALISME A LA FRANÇAISE :
    •
    Pour financer la retraite de vos vaches, le gouvernement décide de lever un nouvel impôt : la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité avec nos amies les bêtes).
    •
    Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un nouvel impôt sur la production de lait : le RAB (remboursement de l'ardoise bovine).
    •
    Les vaches se mettent en grève. Il n'y a plus de lait. Les Français sont dans la rue : " DU LAIT ON VEUT DU LAIT". La France construit un lactoduc sous la manche pour l'approvisionner auprès des Anglais.
    •
    L'Europe déclare le lait anglais impropre à la consommation. On lève un nouvel impôt pour l'entretien du lactoduc devenu inutile.

    REGIME CORSE :
    • Vous avez deux cochons qui courent dans la forêt. Vous déclarez  200 vaches et vous touchez les subventions européennes.


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  • I

    Depuis quatre mille ans il tombait dans l'abîme
    Il n'avait pas encor pu saisir une cime,
    Ni lever une fois son front démesuré.
    Il s'enfonçait dans l'ombre et la brume, effaré,
    Seul, et derrière lui, dans les nuits éternelles,
    Tombaient plus lentement les plumes de ses ailes.
    Il tombait foudroyé, morne silencieux,
    Triste, la bouche ouverte et les pieds vers les cieux,
    L'horreur du gouffre empreinte à sa face livide.
    Il cria: – Mort! – les poings tendus vers l'ombre vide.
    Ce mot plus tard fut homme et s'appela Caïn.
    Il tombait. Tout à coup un roc heurta sa main;
    Il l'étreignit, ainsi qu'un mort étreint sa tombe,
    Et s'arrêta.
    Quelqu'un, d'en haut, lui cria: – Tombe!
    Les soleils s'éteindront autour de toi, maudit! –
    Et la voix dans l'horreur immense se perdit.
    Et, pâle, il regarda vers l'éternelle aurore.
    Les soleils étaient loin, mais ils brillaient encore.
    Satan dressa la tête et dit, levant le bras:
    – Tu mens! – Ce mot plus tard fut l'âme de Judas.
    Pareil aux dieux d'airain debout sur leurs pilastres,
    Il attendit mille ans, l'oeil fixé sur les astres.
    Les soleils étaient loin, mais ils brillaient toujours.
    La foudre alors gronda dans les cieux froids et sourds.
    Satan rit, et cracha du côté du tonnerre.
    L'immensité, qu'emplit l'ombre visionnaire,
    Frissonna. Ce crachat fut plus tard Barabbas.
    Un souffle qui passait le fit tomber plus bas.

    II


    La chute du damné recommença. – Terrible,
    Sombre, et piqué de trous lumineux comme un crible,
    Le ciel plein de soleils s'éloignait, la clarté
    Tremblait, et dans la nuit le grand précipité,
    Nu, sinistre, et tiré par le poids de son crime,
    Tombait, et, comme un coin, sa tête ouvrait l'abîme.
    Plus bas! plus bas! toujours plus bas! Tout à présent
    Le fuyait; pas d'obstacle à saisir en passant,
    Pas un mont, pas un roc croulant, pas une pierre,
    Rien, l'ombre, et d'épouvante il ferma sa paupière.
    Quand il rouvrit les yeux, trois soleils seulement
    Brillaient, et l'ombre avait rongé le firmament.
    Tous les autres soleils étaient morts.

    III


    Une roche
    Sortait du noir brouillard comme un bras qui s'approche.
    Il la prit, et ses pieds touchèrent des sommets.

    Alors l'être effrayant qui s'appelle Jamais
    Songea. Son front tomba dans ses mains criminelles.
    Les trois soleils, de loin, ainsi que trois prunelles,
    Le regardaient, et lui ne les regardait pas.
    L'espace ressemblait aux plaines d'ici-bas,
    Le soir, quand l'horizon qui tressaille et recule,
    Noircit sous les yeux blancs du spectre crépuscule.
    De longs rayons rampaient aux pieds du grand banni.
    Derrière lui son ombre emplissait l'infini.
    Les cimes du chaos se confondaient entre elles.
    Tout à coup il se vit pousser d'horribles ailes;
    Il se vit devenir monstre, et que l'ange en lui
    Mourait, et le rebelle en sentit quelque ennui.
    Il laissa son épaule, autrefois lumineuse,
    Frémir au froid hideux de l'aile membraneuse,
    Et croisant ses deux bras, et relevant son front,
    Ce bandit, comme s'il grandissait sous l'affront,
    Seul dans ces profondeurs que la ruine encombre,
    Regarda fixement la caverne de l'ombre.
    Les ténèbres sans bruit croissaient dans le néant.
    L'opaque obscurité fermait le ciel béant;
    Et, faisant, au-delà du dernier promontoire,
    Une triple fêlure à cette vitre noire,
    Les trois soleils mêlaient leurs trois rayonnements.
    Après quelque combat dans les hauts firmaments,
    D'un char de feu brisé l'on eût dit les trois roues.
    Les monts hors du brouillard sortaient comme des proues.
    Eh bien, cria Satan, soit! Je puis encor voir!
    Il aura le ciel bleu, moi j'aurai le ciel noir.
    Croit-il pas que j'irai sangloter à sa porte?
    Je le hais. Trois soleils suffisent. Que m'importe!
    Je hais le jour, l'azur, le rayon, le parfum! –

    Soudain, il tressaillit; il n'en restait plus qu'un.

    IV


    L'abîme s'effaçait. Rien n'avait plus de forme.
    L'obscurité semblait gonfler sa vague énorme.
    C'était on ne sait quoi de submergé; c'était
    Ce qui n'est plus, ce qui s'en va, ce qui se tait;
    Et l'on n'aurait pu dire, en cette horreur profonde,
    Si ce reste effrayant d'un mystère ou d'un monde,
    Pareil au brouillard vague où le songe s'enfuit,
    S'appelait le naufrage ou s'appelait la nuit;
    Et l'archange sentit qu'il devenait fantôme.
    Il dit: – Enfer! – Ce mot plus tard créa Sodome.

    Et la voix répéta lentement sur son front:
    – Maudit! autour de toi les astres s'éteindront. –

    Et déjà le soleil n'était plus qu'une étoile.

    V


    Et tout disparaissait par degrés sous un voile.
    L'archange alors frémit; Satan eut le frisson.
    Vers l'astre qui tremblait, livide, à l'horizon,
    Il s'élança, sautant d'un faîte à l'autre faîte.
    Puis, quoiqu'il eût horreur des ailes de la bête,
    Quoique ce fût pour lui l'habit de la prison,
    Comme un oiseau qui va de buisson en buisson,
    Hideux, il prit son vol de montagne en montagne,
    Et ce forçat se mit à courir dans ce bagne.

    Il courait, il volait, il criait: – Astre d'or!
    Frère! attends-moi! j'accours! ne t'éteins pas encor!
    Ne me laisse pas seul! –

    Le monstre de la sorte
    Franchit les premiers lacs de l'immensité morte,
    D'anciens chaos vidés et croupissant déjà,
    Et dans les profondeurs lugubres se plongea.

    L'étoile maintenant n'était qu'une étincelle.

    Il entra plus avant dans l'ombre universelle,
    S'enfonça, se jeta, se rua dans la nuit,
    Gravit les monts fangeux dont le front mouillé luit,
    Et dont la base au fond des cloaques chancelle,
    Et, triste, regarda devant lui.

    L'étincelle
    N'était qu'un point rougeâtre au fond d'un gouffre obscur.

    VI


    Comme entre deux créneaux se penche sur le mur
    L'archer qu'en son donjon le crépuscule gagne,
    Farouche, il se pencha du haut de la montagne,
    Et sur l'astre, espérant le faire étinceler,
    Comme sur une braise il se mit à souffler,
    Et l'angoisse gonfla sa féroce narine.
    Le souffle qui sortit alors de sa poitrine
    Est aujourd'hui sur terre et s'appelle ouragan.
    A ce souffle, un grand bruit troubla l'ombre, océan
    Qu'aucun être n'habite et qu'aucuns feux n'éclairent,
    Les monts qui se trouvaient près de là s'envolèrent,
    Le chaos monstrueux plein d'effroi se leva
    Et se mit à hurler: Jéhova! Jéhova!
    L'infini s'entr'ouvrit, fendu comme une toile,
    Mais rien ne remua dans la lugubre étoile;
    Et le damné criant: – Ne t'éteins pas! j'irai!
    J'arriverai! – reprit son vol désespéré.

    Et les volcans mêlés aux nuits qui leur ressemblent
    Se renversaient ainsi que des bêtes qui tremblent,
    Et les noirs tourbillons et les gouffres hideux
    Se courbaient éperdus pendant qu'au-dessus d'eux,
    Volant vers l'astre ainsi qu'une flèche à la cible,
    Passait, fauve et hagard, ce suppliant terrible.

    Et depuis qu'il a vu ce passage effrayant,
    L'âpre abîme, effaré comme un homme fuyant,
    Garde à jamais un air d'horreur et de démence,
    Tant ce fut monstrueux de voir, dans l'ombre immense,
    Voler, ouvrant son aile affreuse loin du ciel,
    Cette chauve-souris du cachot éternel!

    VII


    Il vola dix mille ans. Pendant dix mille années,
    Tendant son cou farouche et ses mains forcenées,
    Il vola sans trouver un mont où se poser.
    L'astre parfois semblait s'éteindre et s'éclipser,
    Et l'horreur du tombeau faisait frissonner l'ange;
    Puis une clarté pâle, obscure, vague, étrange,
    Reparaissait, et l'ange alors disait: Allons.
    Autour de lui planaient les oiseaux aquilons.
    Il volait. L'infini sans cesse recommence.
    Son vol dans cette mer faisait un effet immense.
    La nuit regardait fuir ses horribles talons.
    Comme un nuage sent tomber ses tourbillons,
    Il sentait s'écrouler ses forces dans le gouffre.
    L'hiver murmurait: tremble! et l'ombre disait: souffre!
    Enfin il aperçut au loin un noir sommet
    Que dans l'ombre un reflet formidable enflammait.
    Satan, comme un nageur fait un effort suprême,
    Tendit son aile onglée et chauve, et, spectre blême,
    Haletant, brisé, las, et, de sueur fumant,
    Il s'abattit au bord de l'âpre escarpement.

    VIII


    Le soleil était là qui mourait dans l'abîme.

    L'astre, au fond du brouillard, sans vent qui le ranime
    Se refroidissait, morne et lentement détruit.
    On voyait sa rondeur sinistre dans la nuit;
    Et l'on voyait décroître, en ce silence sombre,
    Ses ulcères de feu sous une lèpre d'ombre.
    Charbon d'un monde éteint! flambeau soufflé par Dieu!
    Ses crevasses montraient encore un peu de feu
    Comme si par les trous du crâne on voyait l'âme.
    Au centre palpitait et rampait une flamme
    Qui par instants léchait les bords extérieurs,
    Et de chaque cratère, il sortait des lueurs
    Qui frissonnaient ainsi que de flamboyants glaives,
    Et s'évanouissaient sans bruit comme des rêves.
    L'astre était presque noir. L'archange était si las
    Qu'il n'avait plus de voix et plus de souffle, hélas!
    Et l'astre agonisait sous ses regards farouches.
    Il mourait, il luttait. Avec ses sombres bouches
    Dans l'obscurité froide il lançait par moments
    Des flots ardents, des blocs rougis, des monts fumants,
    Des rocs tout écumants de sa clarté première:
    Comme si ce volcan de vie et de lumière,
    Englouti par la brume où tout s'évanouit,
    N'eût point voulu mourir sans insulter la nuit
    Et sans cracher sa lave à la face de l'ombre.
    Autour de lui le temps et l'espace et le nombre
    Et la forme et le bruit expiraient, en créant
    L'unité formidable et noire du néant.
    Le spectre Rien levait sa tête hors du gouffre.
    Soudain, du coeur de l'astre, un âpre jet de soufre,
    Pareil à la clameur du mourant éperdu,
    Sortit, clair, éclatant, splendide, inattendu,
    Et, découpant au loin mille formes funèbres,
    Enorme, illumina, jusqu'au fond des ténèbres,
    Les porches monstrueux de l'infini profond.
    Les angles que la nuit et l'immensité font
    Apparurent. Satan, égaré, sans haleine,
    La prunelle éblouie et de ce rayon pleine,
    Battit de l'aile, ouvrit les mains, puis tressaillit
    Et cria: – Désespoir! le voilà qui pâlit! –

    Et l'archange comprit, pareil au mât qui sombre,
    Qu'il était le noyé du déluge de l'ombre;
    Il reploya ses ailes aux ongles de granit,
    Et se tordit les bras, et l'astre s'éteignit.

    IX


    Or, près des cieux, au bord du gouffre où rien ne change,
    Une plume échappée à l'aile de l'archange
    Etait restée, et pure et blanche, frissonnait.
    L'ange au front de qui l'aube éblouissante naît,
    La vit, la prit, et dit, l'oeil, sur le ciel sublime:
    – Seigneur, faut-il qu'elle aille, elle aussi, dans l'abîme? –
    Il leva la main, Lui par la vie absorbé,
    Et dit: – Ne jetez pas ce qui n'est pas tombé.

    *


    Antres noirs du passé, porches de la durée
    Sans dates, sans rayons, sombre et démesurée,
    Cycles antérieurs à l'homme, chaos, cieux,
    Monde terrible et plein d'êtres mystérieux,
    O brume épouvantable où les préadamites
    Apparaissent, debout dans l'ombre sans limites,
    Qui pourrait vous sonder, gouffres, temps inconnus!
    Le penseur qui, pareil aux pauvres, va pieds nus
    Par respect pour Celui qu'on ne voit pas, le mage,
    Fouille la profondeur et l'origine et l'âge,
    Creuse et cherche au-delà des colosses, plus loin
    Que les faits dont le ciel d'à présent est témoin,
    Arrive en pâlissant aux choses soupçonnées,
    Et trouve, en soulevant des ténèbres d'années,
    Et des couches de jours, de mondes, de néants,
    Les siècles monstres morts sous les siècles géants.
    Et c'est ainsi que songe au fond des nuits le sage
    Dont un reflet d'abîme éclaire le visage.

    6 commentaires
  • Qui de la bétise ou de la méchanceté va gagner la première? Les deux mon capitaine surement. J'ai été plusieurs fois surprise des commentaires laissés par certains bloggueurs. Je me demande quel plaisir sadique ils éprouvent, à tenter de rabaisser, humilier, salir. Quelle jouissance ont ils à se moquer, à douter?
    Ici, la plupart d'entre nous viennent exposer leurs états d'âme, leur coup de gueule, leurs cris d'amour ou de désespoir, leurs fantasmes ou même leurs délires. Certains racontent leur vie, d'autres la rêvent. Certains mettent leur coeur à nue, d'autres l'imaginent. C'est plus ou moins fou ou cohérent, c'est parfois pathétique ou poignant mais que cela soit vrai ou non, il y a souvent un cri du coeur.
    Alors pourquoi manquer autant de compassion? Si cela laisse indifférent, pour ne pas se contenter de passer sans dire un mot? Pourquoi forcément faire de l'humour ? et quand je dis de l'humour, quelques mots vaseux et nauséabonds que se renvoient en ping pong des gens qui me semblent encore plus désespérés.
    La bétise on n'est pas forcément responsable, apres tout "on est toujours le con de quelqu'un ", mais la méchanceté gratuite, sur tout à l'égard des plus faibles, je ne supporte pas, c'est à vomir.
     Voici un exemple de comms sur ce blog.
    http://www.blogg.org/blog-59264-date-2007-03-01-billet-545846.html
     et du billet suivant  http://www.blogg.org/blog-25962-date-2007-03-01-billet-545788.html .
    Juste un exemple de bêtise et méchanceté gratuite sur bloggland . Méprisable.
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    11 commentaires
  •  

    Il pleure dans mon coeur
    Comme il pleut sur la ville ;
    Quelle est cette langueur
    Qui pénètre mon coeur ?

    Ô bruit doux de la pluie
    Par terre et sur les toits !
    Pour un coeur qui s'ennuie,
    Ô le chant de la pluie !

    Il pleure sans raison
    Dans ce coeur qui s'écoeure.
    Quoi ! nulle trahison ?...
    Ce deuil est sans raison.

    C'est bien la pire peine
    De ne savoir pourquoi
    Sans amour et sans haine
    Mon coeur a tant de peine !

     

    Paul Verlaine


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