• Les beaux jours j'allais en forêt
    Découvrir les orcades
    Rieuse, humant le vent, lors de mes promenades,
    Jouant, criant pour trouver la nymphe Napée
    Très profondément cachée, dans les bois, les prés.
    Je caressais les arbres, cherchant l'Hamadryade,
    Bien enveloppée dans son tronc,
    Vivant tapie tout au fond.
    En été, Pomone, sans bruit,
    Déposait furtivement un panier de fruits.
    J'aimais errer, rôder, rêver sous les grands pins,
    Toujours sous la bienveillance du tendre Sylvain.
    J'étais heureuse et j'embrassais la fière Gaia,
    Ma Cybèle qui m'a mise bas
    Dessous sa corne d'abondance.




    A suivre...


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  • En allant vois Okeanos
    J'ai rencontré aussi Glaucos
    Qui m'ont demandé : que fais tu sur ce rivage?
    Regarde, le ciel devient gris et le nuages
    En bande moutonneuses, se pressent sous Eole,
    Aidé du furieux Boreas qui caracole.
    Okeanos fait le gros dos
    Se dispersant en trombes d'eau,
    En calmant les vagues de Têthys,
    Ma belle, couleur de jade et ondoyante amie.
    En engueulant le typhon, j'ai quitté la plage.
    Ma ballade au bord de l'eau, n'était pas de tout repos,
    Et j'ai laissé mes copains résoudrent leurs maux.
    Je suis rentrée chez moi gelée,
    Tout en courant pour m'essuyer...


     


    A suivre...


     


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  • Attendre, sois patiente... Je crois que que je suis assez patiente de nature. Mais quand on désire quelque chose d'important, rare et précieux, quelque chose qu'il a fallu préparer, organiser, travailler.... Depuis un an j'attends. Je eeux dire que là j'attends vraiment. Ce n'est plus le désir vague et confus, le oh j'aimerai bien avoir..., non ça c'est l'attente, la vraie. Celle qui fait compter les mois, les jours voire les heures. Et c'est étrange, plus je me rapproche de la date fatidique, plus l'attente devient longue. Plus les jours passent, plus ils ont l'air de se rallonger. J'ai l'impression que l'horloge du temps qui passe ralentit, alors qu'il parait que non. Mais je me demande si l'on ne me mentirait pas, je commence à douter. Ah oui maintenant je doute de tout. Et si c'est vraiment ce que je veux? Si c'est attente est bien utile? Si, si, si.........


    Alors je repousse les doutes. Alors j'attends toujours. Je compte et je recompte en espérant m'etre trompée d'une journée pour voir si, tiens encore un si, pour voir si je ne pourrais pas gagner une journée. Et je recompte encore. Et l'on me dit, " ce sera bientot là , ne 'impatiente pas". C'est souvent ceux qui n'attendent rien d'ailleurs qui sont patients pour vous. Alors pour passer le temps, je m'occupe. Je m'active tant et tant en essayant d'oublier l'horloge du temps qui est toujours là, meme en filigrane... Tic tac, tic tac, tic tac....tic..... arf elle s'est arrêtée???? tac.... " Mon dieu que c'est long!


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  • Un épouvantail
    Aux cheveux de paille
    A un coeur aussi
    Sous ses vieux habits



    Je suis la terreur
    Des petits oiseaux
    Le souffre douleur
    Des vilains marmots



    Au milieu des champs
    Battu par les vents
    Mes bras en croix
    S'étirent comme une croix



    On me montre du doigt
    On se moque de moi
    On ne devine pas
    Que j'ai un coeur qui bat



    Cueillant dans le pré
    Les fleurs de l'été
    Etait venue une fille
    Douce et gentille



    Blonde comme les blés
    Les sabots cirés,
    Comme elle était belle,
    Fière, dans le soleil.



    S'approchant de moi,
    Elle me regarda
    Sous mon chapeau gris,
    Et puis, elle m'a souri.



    Je ne savais pas
    Je ne pouvais pas
    Sourire moi aussi,
    Je n'avais pas appris.



    On m'avait donné
    Depuis des années,
    Visage grimaçant
    D'un air menaçant.



    Alors, lentement,
    Presque tendrement,
    Elle piqua une fleur
    Tout pres de mon coeur



    Et depuis il bat.
    Elle ne le sut pas.
    Car vite elle s'en fut,
    Je ne l'ai jamais revue.



    On dit qu'un garçon
    La vit près du pont
    Morte le lendemain
    De la paille dans les mains.


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  • Il faudrait écrire


    Il faudrait pouvoir dire


    Ce qui l'inquiète


    Mais trop secrète


    Peut être trop discrète


    Mais envie d'être utile


    Surtout moins futile


    Une image tranquille


    Une image lisse


    Un front serein


    Le chagrin qui glisse


    Sur un cœur d'airain


    Et pourtant elle a peur


    De pas assez donner


    Elle cache ses frayeurs


    Sous un sourire forcé


    Elle voudrait porter


    Les peines et les chagrins


    Elle voudrait en parler


    Les chasser de ses mains


    Elle voudrait être courage


    Pour tout son entourage


    Parfois elle pleure


    Doucement en secret


    Parfois elle pleure


    D'un chagrin trop discret


    Mais elle relève la tête


    S'affirme et s'entête


    Pour vaincre le malheur


    Pour chasser la terreur


    Ouvrir la porte au bonheur


    Elle ira chercher


    Au fin fond des enfers


    Même s'il faut marcher


    A l'autre bout de la terre


    Elle ira cueillir


    Pour lui, pour eux


    Elle fera jaillir


    Le plaisir des dieux


    Car il y a son amour


    Dans ses yeux pour toujours


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