• Femme et chatte

     


     


    Elle jouait avec sa chatte,
    Et c'était merveille de voir
    La main blanche et la blanche patte
    S'ébattre dans l'ombre du soir.

    Elle cachait — la scélérate! —
    Sous ces mitaines de fil noir
    Ses meurtriers ongles d'agate,
    Coupants et clairs comme un rasoir.

    L'autre aussi faisait la sucrée
    Et rentrait sa griffe acérée,
    Mais le diable n'y perdait rien...

    Et dans le boudoir où, sonore,
    Tintait son rire aérien,
    Brillaient quatre points de phosphore.



    Paul Verlaine


  • Commentaires

    1
    Jeudi 30 Novembre 2006 à 08:25
    minutes
    sensuelles et calines
    2
    Jeudi 30 Novembre 2006 à 12:24
    et d'un petit
    coup de patte blanche, je te dépose quelques bises coquines dans ce boudoir qui est le tien :)
    3
    Marquis
    Jeudi 30 Novembre 2006 à 12:34
    indémodable
    ...
    4
    Jeudi 30 Novembre 2006 à 16:13
    Merci
    Merci d'avoir dit que j'avais du goût sur mon blog, le tiens est pas mal tu as du goût en photos et pour dire les choses, a plus tard en coms j'éspère...
    5
    Jeudi 30 Novembre 2006 à 18:46
    merci de ta visite
    Adrien
    6
    Jeudi 30 Novembre 2006 à 19:36
    Verlaine
    ce grand verlaine dont on aime les sanglots longs des violons de l'automne qui bercent nos coeurs d'une langueur monotone, mais dont on s'effarouche des ingénues que notre candeur raille, quand nos imaginations, où nous sentions, nos désirs passe-muraille, faire battre nos coeurs sous nos mantes, à des pensers clandestins, en rêvant à ces amantes, aux songes libertins...
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