• Chapitre 2

     

    Chapitre 2


    Elle avait quelques minutes d'avance, ce qui lui permit de reprendre son souffle et contenance. Un grand vide s'était fait dans sa tête et elle haletait de fébrilité. Saurait elle lui plaire ? La journée avec été incroyablement longue, avec ces regards qui plongeaient en elle, et ces sourcils relevés quand elle passait dans les couloirs. Tout le monde devait se demander ce qui se passait, et cela ne l'avait pas aidée à être plus à l'aise ! Maintenant le moment était venu. Elle marchait nerveusement de long en large aux pieds des escaliers de l'Opéra, les mains dans le dos comme il le lui avait été ordonné. En se retournant pour faire demi-tour, Claire se cogna dans un homme qui venait en sens inverse et eu l'impression de rentrer dans un mur. Il lui saisi un bras pour qu'elle ne tombe pas et elle leva la tête par réflexe pour le regarder. Ses yeux la clouèrent littéralement sur place. Ils étaient à la fois rieurs, moqueurs, mais surtout incroyablement pénétrants. Elle se sentait bien plus mise à nue que par tous les regards lubriques qu'elle avait essuyé. Ils plongeaient en elle lui interdisant de se protéger de quelque manière que ce soir.


    - Bonsoir Claire


    La voix était douce, mais au teint grave, sans surprise dans le corps athlétique de l'homme qui lui faisait face. Quelques kilos de trop renforçait sa bonhomie et la puissance dégagée. 


    - Bonsoir Maître


    Le mot lui était venu spontanément et elle sursauta à se l'entendre dire. Déjà elle ramenait ses deux mains dans le dos, et baissa la tête, regarda ses chaussures aux pieds desquelles elle avait envie de s'agenouiller. Un grand vide se fit et la panique s'était installé en elle, comment se sortir de cette situation, que devait elle faire ?


    - Venez, nous allons prendre un verre tous les deux et parler. Si vous pouvez prononcer une parole , dit-il sur un ton amusé.


    En plus il se moquait gentiment d'elle. Claire le suivit et s'installa en face de lui à la terrasse du café, mais sans plus osé lever ses jolis yeux sur lui. Elle attendait. Il prit la commande pour les deux, un café pour lui, un Perrier citron pour elle et commença doucement à lui parler et à la faire parler. Une sourde angoisse ne quittait pourtant pas Claire, que devait elle faire, avait-elle raison d'être là, devait-elle s'enfuir ou au contraire laisser les choses aller jusqu'au bout ?


    - Pourriez vous me dire comment vous vous êtes préparée pour notre rencontre ?


    - Oui Maître. Je suis allée hier me faire épiler intégralement, en veillant bien à ce que je sois complètement lisse Maître. Ce matin j'ai suivi vos instructions à la lettre.


    - Et qu'avez vous ressenti Claire ?


    - Beaucoup d'excitation Maître, mais aussi beaucoup de fébrilité, je voulais être sure de ne pas commettre d'erreurs.


    - Bien nous allons voir cela.


    - Oui Maître.


    Claire était surprise de sa réponse si simple, se demandant comment il allait pouvoir contrôler tout cela.


    - Voulez vous bien m'obéir Claire à partir de maintenant. ?


    - Je ne sais pas Maître, c'est que...


    - Oui ? C'est que quoi ? Je ne vous plais pas, vous ne me sentez pas, vous avez changé d'avis, vous ne retrouvez pas l'auteur de tous les messages que vous avez reçus ?


    - Si maître, oh si maître.


    - Pourquoi m'appelez maître si vous ne désirez pas m'obéir. Son ton était irrité


    - Pardonnez moi !


     D'un seul élan Claire s'était penchée vers Jean et se retrouvait à genoux en train de serrer ses jambes.


    - S'il vous plaît, vous voulez vraiment de moi ? Sa voix s'était faite toute petite.


    - Tu es très belle, j'aime ton regard, j'aime ta recherche et je crois que nous nous connaissons depuis toujours. Oui j'ai envie d'aller plus loin avec vous.


    - Merci Maître, oui j'aimerais vous obéir.


    - Bien à partir de maintenant tu es ma soumise, je vais te donner les premières règles après avoir vérifié que tu m'as bien obéi. Tu me vouvoieras et m'appelleras Monsieur en toute circonstance, pas de Maître, et je te tutoierais en échange, et te donnerais un prénom d'esclave plus tard.





  • Commentaires

    1
    Dimanche 17 Décembre 2006 à 12:18
    un chapitre
    de plus
    2
    Dimanche 17 Décembre 2006 à 23:29
    COLLABORATION
    Il semble qu'un roman parallèle soit entrain de se construire avec votre ami Frenchmat... Une nouvelle candidature vient d'etre déposée mais l'ange titulaire semble donner des signes "angineux"... A suivre donc... Merci pour votre présence SARAH
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :