• Chapitre 15

    Chapitre 15





     


    Claire ne pensait plus à rien, elle ressentait juste les mains douces et chaudes de l'homme qui la caressait, qui la palpait, comme s'il jaugeait un animal. Il semblait très doux. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle sentait qu'il serait plus doux que brutal. Le souvenir d'hier soir étant encore très présent, elle se rassura.


    Elle sentit qu'il tournait autour d'elle, qu'il la découvrait avec application. Ses mains remontèrent le long de son dos et il commença à délacer son corset. Elle tressaillit. Elle avait l'impression que son corset la protégeait de tout, elle se sentait couverte avec lui, alors qu'il ne faisait que faire ressortir ses fesses exagérément, la faire se cambrer démesurément en faisant plus que dévoiler ses seins généreux. Elle était ainsi affolante mais n'en avait pas conscience. Jean ne dit rien mais l'homme lui précisa, je préfère qu'elle soit plus à l'aise pour ça. Ca.. ? A quoi faisait-il allusion ?


    La question se fit fugitive, Claire se laissa de nouveau aller à ses mains qui la délivraient de son carcan, qui dévoilait son corps marqué, et par les coups d'hier, et par les lacets du corset qui s'étaient enfoncés en elle. Vincent apprécia en les suivant des doigts toutes les marques, les éphémères et les définitives qui constellaient son corps. Il interrogea du regard Jean quand son doigt s'arrêta sur une cicatrice de la forme d'un cœur qu'elle avait sur un sein. Jean sourit : je te raconterais plus tard...


    Les caresses se firent plus précises, une main la guida vers la table et l'aida à s'y allonger pour continuer à parcourir son corps frémissant. Ses seins étaient parcourus d'élancements, ses anneaux lui faisaient toujours mal quand elle était ainsi longuement compressée dans son corset, mais ils étaient devenus d'une telle sensibilité qu'elle devait parfois s'empêcher de crier son plaisir dès que Jean les lui effleurait. Il était évidemment ravi du résultat.


    L'homme, bien sur, vit sa réaction, et s'attarda longuement à lui pétrir les seins, elle ne put s'empêcher de se cambrer sur la table et d'écarter davantage les jambes, aussi l'autre main commença t-elle à lui caresser doucement les lèvres, sentant que son sexe s'inondait. Il ne faisait que l'effleurer, faisant monter en elle des vagues d'excitation, mais sans exercer de caresses suffisamment précises pour qu'elle s'apaise. Elle avait l'impression que cette exacerbation durait depuis des heures et qu'elle allait devenir folle.


     Enfin la main arrêta son manège incessant, et Vincent poussa un soupir. Il lui écarta les jambes au maximum, comme pour l'ouvrir, et dévoila son clitoris qu'elle avait minuscule. Elle entendit quelques claquements, puis Vincent et Jean s'éloigner, puis des bruits d'eau, puis le pas des deux hommes, et sentit qu'on lui attachait les poignets et les chevilles. Jean s'approcha de son oreille et lui dit : Ce sera à nouveau très dur, mais veux-tu bien pour moi, encore une fois, avoir mal mais être marquée et m'appartenir définitivement ? La tête de Claire chercha à se nicher contre lui, et malgré la peur qui l'étreignait, son amour était plus fort que tout et elle acquiesça.

    Elle se sentit alors bientôt recouverte de ce qui devait être un drap, entendit le crissement des gants en latex que l'on enfile, ressentit le froid d'un liquide dont on lui inondait le sexe et même les cuisses. Elle eut à peine le temps de se demander pourquoi qu'elle ressentit une énorme douleur au clitoris, elle hurla, mais la tenaille qui le lui enserrait ne faiblit pas, au contraire, elle ressentit une déchirure qui lui monta jusqu'au ventre et eut l'impression de sombrer dans l'inconscience. La voix de Jean la ramena à la réalité. Elle ne comprenait pas ce qu'elle avait entre les jambes, c'était comme si on lui avait arraché le sexe, elle se sentait palpiter, elle avait si mal. Elle ressentit une légère piqure, se demandant quel éventail de douleurs si différentes mais si difficiles elle allait devoir encore subir, pour se préparer, mais comme par magie, bientôt elle ne ressentit plus rien. Jean lui enleva son bandeau et la lumière lui blessa les yeux pendant que la voix de Vincent montait. <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

    "Bonjour Claire, je vous félicite, vous voilà ornée du plus joli des bijoux, je vous ai posé un anneau directement dans le clitoris, ce qui vous a fait si mal. Je suis désolé, Jean tenait à ce que je ne vous anesthésie pas avant. Rassurez-vous, tout se passera bien maintenant. Je vous ai quand même fait une piqure pour calmer tout cela. "

     Il l'embrassa doucement et proposa à Jean de l'appeler à son cabinet si Claire avait le moindre problème, puis rassembla ses affaires et partit.

    Jean revint vers Claire, la prit dans ses bras et la porta sur le lit. Il ressentait un plaisir intense, une fierté qu'elle ait tous ces courages pour lui. Il l'aima à cet instant encore plus intensément et elle lut tout cela dans son regard et lui sourit.

     

    "Maintenant, tu m'appartiens à nouveau encore plus. Ces anneaux qui marquent ton corps, ce bracelet, bientôt le pacte que nous ferons, tout cela te lie à moi à jamais. "

     La voix de Jean s'évanouit dans un murmure, confiante, Claire s'endormit.

  • Commentaires

    1
    Samedi 13 Janvier 2007 à 09:59
    nouvel épisode
    du jour
    2
    Samedi 13 Janvier 2007 à 10:54
    Bonjour, Lume...
    Impossible de tout lire quand on ne visite Bloggland que quelques minutes par jour... Je te promets de réserver un moment pour dévorer ça depuis le début. Juré, craché, pfuit !
    3
    Samedi 13 Janvier 2007 à 10:58
    Que dire ....
    L'abandon , l'appartenance , et les "signes " qui vont avec , tout cela reste jubilatoire ...
    4
    Samedi 13 Janvier 2007 à 12:44
    du moment que tu
    ne craches pas sur mon tapis... pas de soucis :p bisous bernard
    5
    Samedi 13 Janvier 2007 à 12:45
    bonjour Placide
    l'appartenance... sentiment jouissif
    6
    Lundi 15 Janvier 2007 à 19:30
    Bonne nuit Claire
    et bonjour Lume, j'ai le plaisir de t'annoncer que la section "érotique" est de nouveau ouverte sur LPDP. Bizzz JB
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